PENAYROLS – L’ aventure gazée qui donne des ailes.

Je pars vers 15 heures pour rejoindre Yannick à Penayrols. Objectif : couvrir une première photographique du réseau des méandres. Ne parlons pas trop de volumes, avant il faut passer ce que j’appellerai « la ratière ». Je suis un peu dubitatif sur les résultats à venir, n’ayant jamais eu affaire à de très grands volumes. Nous nous arrêtons au premier méandre après un parcours atypique et pour le moins très sportif. Entre boyaux très étroits, passages sur le côté, étroitures sévères, petits puits aux spits bouffés par l’oxydation avec Yannick qui réconforte « y’a pas de danger, la vis tourne dans le vide », une seule solution, avancer sans trop se poser de questions… après tout d’autres sont passés avant… Je me demande comment vous avez fait pour faire la première de ce trou les gars !!! Bon, en bref voilà enfin les méandres… Ouahhhhh, quand même !

Je fais les premières photos. Je me rends compte après quelques essais que la photo en contre plongée assez prononcée donne de très bons résultats dans les volumes très hauts, étroits, avec un recul de quelques mètres seulement, au grand angle (ici au zoom 24-70mm bloqué à 24mm). L’avantage du 24-70 est qu’il permet de faire des photos nettes du premier au dernier plan sans trop fermer (dés f4.5 on est bon !) et donc de gagner en luminosité, par conséquent de moins monter en iso, d’où moins de bruit numérique, moins de puissance flashs… Bref. Christophe nous rejoint, et bientôt Colombe. Je peux prendre Christophe en haut du puits du premier méandre. Il fatigue de rester en suspension : ce n’est pas un géranium… d’où j’arrête là les essais. Nous partons vers la suite. Il y aurait eu de la belle photo à faire dans la petite « salle » très joliment concrétionnée avant le p40, il faudrait impérativement y retourner avec un ultra grand angle (14mm). Il y aurait matière à travailler des trucs très sympas à condition d’avoir une personne qui accepte de jouer les top modèles adam’argileux… Ci-dessous les essais en contre plongée proche du sujet placé sur les blocs effondrés :

Le P40 est très impressionnant. Colombe m’explique comment passer un noeud sur corde. Yannick est étonné que je ne sache pas… Un noeud sur corde pour un P40, tu avoueras que c’est vraiment un piège à débutants (pour parler poliment), surtout en zone gazée 😉 … Encore heureux, il n’est pas à 1 mètre 50 du sol… Colombe me rassure, ce n’est pas un plein vide, c’est un plan incliné ! Ah, bon, tout va bien alors. Yannick descend le premier et nous fait le coup du pète de Co2 en bouche, appelé aussi « pré-blocage pulmonaire » ; il aime se shooter au Co2 apparemment car il n’y a pas de taxes sur ce genre de tabac… J’entame la deuxième série photos du haut du puits, on ne peut pas descendre jusqu’à sa base, trop « dangerous » et le temps passe. Du coup, pas de flashs en contre jour, je n’ai plus qu’un porteur de flash, Christophe… Yannick et Colombe partent en effet sur la paroi poser la main courante espérant ainsi survoler la poche de gaz (aux dernières nouvelles, c’est une réussite, féliciations !) Je fais quelques essais. Le flash tenu par Christophe -un peu éloigné du photographe donc- permet de jouer sur les lumières et de retraduire diverses ambiances sur fond « d’alcôve karstique » (flamme de bougie). Je teste, je compare, je conclue qu’on a tendance à vouloir trop éclairer les scènes souvent… Le noir a toute sa place en photo spéléo finalement… et les cadrages divers permettent de retraduire la verticalité. Sortie du trou à 19h30, je n’ai pas vu le temps passer… sinon dans les étroitures…

Plusieurs essais, les première avec deux flashs : un tenu par Christophe à proximité, l’autre équipé d’un diffuseur proche du photographe. La dernière photo est réalisée avec un seul flash tenu par Christophe qui se tient près de la scène pendant que je reste dans la « lucarne »… Je la recadre en 2:1 pour retraduire la verticalité et confirmer l’ambiance. Le noir a toute sa place en photo spéléo…